Rendre à un tapis abîmé son dessin, sa tenue et ses couleurs : c’est le cœur de notre métier depuis toujours. Nous retissons, reprenons et consolidons à la main, avec des matières fidèles à celles d’origine.
Restaurer un tapis demande de la minutie, du temps et un œil exercé. C’est un savoir que nous tenons de nos pères et que nous pratiquons comme eux : nœud après nœud, en respectant la façon dont le tapis a été construit.
Laine, soie, coton : un tapis est fait de fibres naturelles, qui finissent par s’user. Mais tant qu’il existe, il peut presque toujours être consolidé et embelli. Si le vôtre compte pour vous, parlons-en : lui redonner vie est un vrai plaisir.
Chaîne, trame et velours sont reconstitués en suivant le dessin d’origine.
Nouvelles franges tissées ou rajoutées lorsque les anciennes ont disparu.
Au pied des franges, ils empêchent les rangs de nœuds de se défaire.
Les bords latéraux sont reconstitués pour protéger à nouveau le tapis.
Bandes posées au dos pour que le tapis ne gondole plus.
Sur demande, nous venons chercher le tapis et le rapportons une fois restauré.
Une bordure reprise à l’identique : à gauche avant, à droite après.
Pour qu’une restauration se fonde dans l’ensemble, nous utilisons une laine ou une soie importée du pays d’origine du tapis. Même fibre, même épaisseur, même comportement dans le temps : la zone reprise vieillit au même rythme que le reste.
Les couleurs sont préparées à l’atelier pour correspondre à chaque motif. Plus de détails sur notre page recoloration.
En découvrant votre tapis, nous vous disons clairement si la restauration vaut son coût au regard de sa valeur.
Deux semaines à deux mois selon l’ampleur du chantier, avec une durée inscrite noir sur blanc sur le devis.
Vous ne récupérez votre tapis que lorsque le résultat vous convient entièrement.
Un tapis persan, souvent noué au nœud asymétrique, présente un velours fin et serré qui autorise des motifs très détaillés. Le tapis turc, noué au nœud symétrique, a un velours plus dense et des dessins plus géométriques. Le kilim, tissé à plat, ne comporte aucun nœud : la couleur est portée par la trame elle-même.
Ces différences changent tout pour le restaurateur. Reprendre un Ghoum en soie, très finement noué, n’a rien à voir avec la réparation d’un kilim. Il faut respecter la densité de nœuds, leur type, l’épaisseur de la laine et la tension des fils de chaîne, faute de quoi la réparation se voit.
Plus tôt on intervient, plus le travail reste léger. Guettez ces signes : une trame qui apparaît et s’étend, des franges qui ont disparu, des bords ouverts, des trous causés par les mites ou une brûlure, un tapis qui ne reste plus à plat.
Tout commence par un appel ou quelques photos. Nous venons ensuite voir le tapis chez vous, en Essonne, gratuitement et sur rendez-vous. Si vous nous le confiez, il est d’abord lavé : on ne restaure pas une laine sale, et le lavage révèle l’état réel du tapis. Vient ensuite la restauration, puis un contrôle final avant la livraison.
Dégât récent ou localisé ? Une simple réparation suffit souvent à éviter une restauration complète.
Deux restaurations ne se ressemblent jamais. Le devis tient compte de plusieurs éléments :
C’est pour cela que nous préférons voir la pièce avant de donner un prix définitif. Quelques photos permettent déjà une première estimation.
C’est tout l’enjeu de notre travail : laines du pays d’origine, teintes préparées sur mesure et respect du dessin permettent une reprise qui se fond dans l’ensemble.
L’expertise sert à ça. Nous comparons le coût des travaux à la valeur du tapis, qu’elle soit marchande ou sentimentale, et nous vous conseillons honnêtement.
Entre deux semaines et deux mois selon l’ampleur du travail. Le délai est écrit sur le devis.
Vous pouvez, mais nous pouvons aussi venir le chercher chez vous et vous le rapporter.
Montrez-nous les dégâts en photo : nous vous dirons ce qui est possible.